source: sudonline.sn
La ville de Dakar a inscrit dans ses actions une démarche participative où le citoyen sera en bonne place. En partenariat avec Enda Diapol et le Forum Civil, la mairie a décidé d’installer un Conseil consultatif à la ville et des comités consultatifs dans les communes d’arrondissement. Ces structures ont été installées hier, par le maire Khalifa Ababacar Sall au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée à l’hôtel de ville de Dakar.
Khalifa Ababacar Sall, maire de Dakar a procédé hier, mardi, 08 septembre 2009 à l’hôtel de ville, à l’installation du conseil consultatif de la ville de Dakar. Cette instance sera présidée par Mansour Kama, ci devant président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) et avec comme président d’honneur Lamine Diack, Président de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) et non moins ancien maire de la ville de Dakar.
En mettant en place ses structures dites de conseil, de veille, structure d’interpellation et d’une de remontrance, le successeur de Pape Diop à la mairie de Dakar veut impliquer davantage les populations dakaroise et leur faire participer à la gestion de leur ville, Le conseil consultatif aura donc pour vocation de favoriser le dialogue et la concertation entre les habitants, les associations et les élus. C’est dans ce sillage que le maire annonce : « le conseil consultatif sera le lieu d’écoute, d’échange, d’expression et de formulation de vœux des habitants, des acteurs du secteur privé sur tous les aspects de la vie de la cité », indique Khalifa Ababacar Sall.
Et, pour assister le travail au niveau du Conseil Consultatif de la Ville, « le forum civil mettra à la disposition de la ville des experts qui vont accompagner l’approche participative », ajoute l’édile de Dakar. En ce qui concerne le bureau, toutes les couches sociales seront représentées. Il sera l’organe exécutif qui prépare les sessions du Conseil Consultatif et se réunit entre chaque plénière du Conseil.
Le bureau est composé d’un Président, de deux vice-présidents, d’un secrétaire général, d’un secrétaire général adjoint, d’un rapporteur, d’un rapporteur adjoint et de deux autres membres. Le mandat du bureau est de cinq (5) ans.« Les fonctions des membres du conseil consécutif sont gratuites et ne peuvent donner droit à aucun émolument, ni indemnité », précise le maire de Dakar.
Commentaires
Monsieur le Maire de Dakar,
Monsieur le Maire de Dakar, vous aves oublié les Ecoles de Yaraakh/Hann !!
La mairie de Dakar est entrain de renouer, à la satisfaction de tous les parents, avec la tradition du premier gouvernement du Sénégal indépendant en récompensant les meilleurs élèves de la Ville de Dakar. Cette initiative ajoutée aux autres comme la distribution du lait, des blouses aux élèves ainsi que les visites médicales sont à saluer comme il se doit. Mais, comme d’habitude, Yarakh ou Hann sur mer, ce village de Dakar est encore (omis) Monsieur le Maire. Ses élèves ne sont pas récompensés ! Mais, il n’y aurait-il pas, derrière cet (oubli) un certain manque de considération ? Un déséquilibre dans la gestion de la Cité dakaroise ?
Il faut savoir qu’il n’est pas dans notre intention ici de douter de la volonté du maire de la capitale du Sénégal de mettre les habitants de sa ville dans les meilleures conditions de vie et ses élèves dans la rampe de réussite. Seulement, il nous importe de dire que le regard des élèves que nous avions accompagnés, qui sont rentrés de la piscine olympique où a eu lieu la célébration de l’excellence et du mérite, sans aucune récompense, était difficile à supporter. Le silence dans la voiture qui les a ramenés était lourd et contrastait avec l’ambiance et la fierté qui y régnait à l’aller. Il était difficile de leur faire comprendre qu’il s’agissait d’un oubli et seulement cela.
Au fait, n’avaient-ils pas raison de ne pas accepter cette explication d’un parent désemparé ? D’ailleurs, ce parent même était entrain de se poser des questions sur l’équité du traitement réservé aux élèves de Dakar. La chance d’accéder aux services scolaires de qualité est-elle la même de Dakar plateau à la médina en passant par les villages de Hann, de Yoff ou Cambrène ?
Nous nous posons ces questions Monsieur le maire, tout en reconnaissant et saluant l’effort que vous faites pour que les choses aillent mieux dans le meilleur des mondes possibles. Mais, il nous sera toujours difficile de comprendre pourquoi devrait-il y avoir une Ecole à deux vitesses à Dakar ? Pourquoi la taille des classes à Yaraakh devrait-elle tourner autours de 70à 80 élèves là où elle ne dépasse pas 30 à 40 quand il s’agit des Plateaux de Dakar ? Pourquoi l’enseignant des banlieues, comme on les appelle, devrait-il être plus chargé en nombre d’élèves à encadrer et en devoirs à corriger ? Pourquoi les écoles de la périphérie sont-elles moins équipées que celle du centre (Si tant est qu’il y a un centre) ? La faible proportion d’étudiants originaires de Hann, en considérant sa population scolaire, n’indiquerait-il pas une inégalité de chance d’accès à une éducation primaire de qualité entre dakarois selon qu’il soit d’un village ou non ?
Monsieur le maire, vous savez très bien que les faveurs de l’environnement de l’enfant, en ce qui concerne l’éducation, varie fortement d’une commune à l’autre. Seulement, l’Ecole de la République doit être un instrument qui annihile cette disparité pour que l’égalité des chances ait lieu. Voilà pourquoi, on parle ailleurs de discrimination positive et de zone d’éducation prioritaire afin d’injecter plus de moyens dans ses lieux défavorisés.
Cela dit, nous pensons, Monsieur le Maire, que pour relever le niveau de l’Ecole à Dakar et la culture de sa population, il faut travailler à rééquilibrer l’accès à ses avantages. Sinon, la méritocratie que vous voulez faire émerger dans votre ville, ne serait pas fondée sur une base équitable.
Enfin, au-delà de l’Ecole, il faut travailler à réajuster le projet de développement de la capitale afin qu’il profite au plus grand nombre. Il est heureux que vous soyez prêt, au prix de votre liberté, à défendre le domaine maritime de la capitale. Mais, Monsieur le Maire, vous n’êtes pas sans savoir que Yarakh est actuellement enclavé. L’ancienne route de Rufisque qui le borde n’est plus utilisable alors que les ruelles de Medina sont remis à l’état neuf. Ajoutez à cela que ses habitants étouffent parce qu’une entreprises pétrolière super puissante, appelée Oil Libya, les empêchent de humer l’air du seul parc zoologique de Dakar qui le jouxte. Plus grave, ce dépôt de tous les gaz dangereux, au lieu d’être éloigné des lieux d’habitation, est en train d’étendre ses murs autours de Yarakh et de mettre ceux qui y vivent dans une permanente inquiétude !
Yaa Khalifa Babacar, si vous vous souciez de l’environnement et œuvrez pour la préservation de la pureté écologique de Dakar, n’oubliez pas Yaraakh qui est une partie importante de ses poumons verts et bleus. Qu’Allah vous aide !
Mamadou-Youry SALL
Citoyen de Yarakh / Hann sur mer