Le Budget de la Ville de Dakar pour la gestion 2012 sera caractérisé par trois faits majeurs :
1. Une évolution des recettes budgétaires engendrée par la mobilisation de ressources financières externes provenant des accords de prêt conclus entre la Ville et des structures de financement. Il s’agit essentiellement de l’Agence Française de Développement (AFD), de la Banque Islamique du Sénégal (BIS) et de la Banque Ouest Africaine pour le Développement (BOAD).
2. La consolidation et le renforcement du programme social de lutte contre la pauvreté urbaine mis en œuvre depuis 2010. Ce programme repose sur le soutien à l’éducation et l’appui aux couches sociales vulnérables.
3. Un accroissement et une nouvelle orientation des investissements vers des secteurs structurants en vue de favoriser une amélioration du cadre de vie des populations.
Le recours à l’endettement trouve sa justification sur la nécessité de réaliser, dans des délais raisonnables, de grands projets sans perturber l’équilibre financier de la ville.
Cependant, pour pérenniser la sauvegarde du patrimoine communal, la Ville va poursuivre son programme d’entretien et de réhabilitation des infrastructures relevant de sa compétence. Un accent particulier sera accordé sur l’entretien de la voirie dont le degré très élevé de dégradation risque de compromettre tous les efforts consentis pour faciliter la mobilité urbaine.
Le projet de budget pour l’exercice 2012 s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 54.724.414.556 FCFA.
RECETTES
I – LES RECETTES 54.724.414.556
La structure des recettes budgétaires se présente comme suit :
1.1- LES RECETTES DE FONCTIONNEMENT.
Elles sont constituées par l’ensemble des impôts et taxes recouvrés au profit de la Ville et dont la liste est énumérée par l’article 250 du Code des Collectivités Locales. Les recettes de fonctionnement sont estimées à la somme de 36.396.844.556 FCFA soit 66,5% des recettes totales et se répartissent comme suit :
1.1.1 - Les produits d’exploitation 3.061.900.000
Ils proviennent essentiellement de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) qui représente plus de 92% du chapitre budgétaire.
Le compte s’analyse comme suit :
1.1.2 - Les produits du domaine 346.500.000
Leur contribution dans le budget de la Ville reste encore très faible (moins de 1% des recettes de fonctionnement) malgré le potentiel constitué par la gestion de 09 équipements marchands (7 marchés et 2 gares routières). Le chapitre budgétaire se présente comme suit :
1.1.3 - Les impôts locaux 29.611.704.556
Ils constituent la principale source de financement du budget de la ville avec une contribution estimée plus de 81% des recettes de fonctionnement. Les impôts locaux sont constitués par :
Le compte budgétaire s’analyse comme suit :
1.1.4 - Les taxes municipales 3.000.000.000
Ce chapitre budgétaire est uniquement constitué par les produits provenant de la taxe sur la publicité. Cette recette gérée directement par la Ville enregistre des marges de progression assez significatives matérialisées par une évolution constante des recouvrements.
Au cours de la gestion budgétaire qui s’annonce une proposition de réforme sera soumise au conseil municipal en vue de définir les bases d’une optimisation du produit budgétaire.
Les autres recettes sont constituées par les fonds de dotation, les dividendes reçues sur les actions de la Ville au niveau de la CBAO et les produits des amendes correctionnelles ou de simple police.
1.2 - LES RECETTES D’INVESTISSEMENT.
Les recettes d’investissement sont constituées par les financements obtenus par la Ville au niveau de :
Les recettes d’investissement se présentent comme suit :
L’excédent de clôture est constitué par les versements effectués par l’AFD et la BIS au courant de l’année 2011 et non encore décaissés au profit des entreprises chargées de la réalisation des travaux.
Pour l’exercice budgétaire 2012, le financement des investissements sera assuré de la manière suivante :
II – LES DEPENSES 54.724.414.556
Les dépenses pour l’exercice budgétaire 2012 sont évaluées à 54.724.414.556 FCFA et se présentent comme suit :
Dépenses de fonctionnement : 24.380.946.000
Dépenses d’investissement : 30.343.465.556
Les dépenses de fonctionnement représentent 44,55% du budget et celles affectées aux investissements 55,45%. La prise en charge budgétaire des investissements est assurée à hauteur de 60,39% par les emprunts.
L’analyse de la Section Fonctionnement laisse apparaître l’importance de la masse salariale et des participations. Ces 2 postes budgétaires sont estimés à 13.841.562.000 FCFA soit 56,77% des dépenses de fonctionnement.
Au niveau de la Section Investissement, les travaux sur la voirie constituent le poste budgétaire le plus important. Il s’agit des travaux relatifs à la réhabilitation des feux tricolores, au pavage des rues, à la modernisation des réseaux d’éclairage public et à la réhabilitation de la voirie municipale.
2.1 - LES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT.
Les dépenses de fonctionnement les plus significatives sont analysées à travers les différents services budgétaires qui composent la section.
2.1.1 - Service 210 : Contingents et Participations
Les participations constituent un poste budgétaire très important avec un montant estimé de 4.965.000.000 FCFA soit 20,36% des dépenses de fonctionnement et 13,64% des recettes ordinaires.
Le service Participations s’analyse comme suit :
2.1.2 - Service 313 : Cabinet du Maire
Le budget du service « Cabinet du Maire » est estimé à 1.604.800.000 FCFA soit 6,58% des dépenses de fonctionnement.
Les principaux comptes du service sont les suivants :
2.1.3 Service 321 : Secrétariat et Bureaux
Le montant prévu pour ce service est de 2.454.800.000 FCFA soit 10% des dépenses de fonctionnement. Les salaires demeurent le poste le plus important et représentent 68% du montant total du service budgétaire.
Le service s’analyse comme suit :
Les montants inscrits au niveau des comptes budgétaires : produits d’entretien, fournitures de bureau, mobiliers de bureau et machines feront l’objet de marchés destinés à toute l’administration communale.
2.1.4 - Service 401 : Ateliers et Garages
Le budget pour ce service est évalué à 1.403.000.000 FCFA soit 5,75% des dépenses de fonctionnement.
Le service s’analyse comme suit :
L’augmentation des prévisions relatives au carburant s’explique exclusivement par la flambée des prix (effet prix).
2.1.5 - Service 441 : Education – Jeunesse – Sports et Culture
C’est un service très important du fait de la priorité accordée à l’éducation par l’autorité municipale. Le montant estimé est de 3.380.800.000 FCFA soit 13, 86% des dépenses de fonctionnement.
Le service s’analyse comme suit :
2.1.6 - Service 451 : Santé – Hygiène – Actions sociales
Le budget prévisionnel est estimé à 3.363.500.000 FCFA soit 13,79% des dépenses de fonctionnement.
Le détail du service donne les résultats suivants :
Les participations diverses concernent, pour un montant de 100.000.000 FCFA, la prise en charge médicale des indigents. L’exécution se fera dans le cadre des conventions que la Ville a signées avec les principaux hôpitaux de Dakar.
On constate également que les salaires consomment prés de 90% des crédits inscrits au niveau de ce service budgétaire.
2.1.7 – Service 509 : Dépenses diverses
Le montant estimé est de 1.332.500.000 FCFA soit 5,46% des dépenses de fonctionnement.
Le service budgétaire s’analyse comme suit :
Les rubriques budgétaires « autres frais de transports » et « autres dépenses » concernent respectivement les billets d’avion et les commandes de denrées alimentaires destinées aux populations nécessiteuses.
2.1.8 : les Autres Services Budgétaires
Ils sont évalués à la somme de 5.101.526.000 FCFA et représentent globalement 21 % du budget de fonctionnement.
2.2 – LES DEPENSES D’INVESTISSMENT
Les dépenses d’investissement sont évaluées à 30.343.465.556 FCFA et représentent 55,45% du budget. Les dépenses d’investissement sont financées à hauteur de 60% par les emprunts et 40% sur autofinancement c’est à dire sur un prélèvement des recettes de la section fonctionnement.
2.2.1 - Service 701 : Equipements Administratifs
Le montant prévu pour ce service est de 221.570.146 FCFA et concerne essentiellement les reliquats de crédits sur les marchés des exercices budgétaires 2010 et 2011.
2.2.2. - Service 702 : VOIRIE
Ce service englobe l’essentiel des dépenses d’investissement de l’exercice budgétaire 2012. Le montant estimé se situe à 22.329.067.557 FCFA soit 73,58% du budget d’investissement.
Les inscriptions budgétaires concernent les secteurs suivants :
Ces 6 comptes sont estimés à 22.266.092.901 FCFA soit 99,71% du montant du service budgétaire.
2.2.3 - Service 705 : Santé – hygiène – Actions sociales
Le montant estimé est de 1.134.303.070 FCFA soit 3,73% des dépenses d’investissement.
Les investissements prévus sont les suivants :
2.2.4 - Service 706 : Education - Jeunesse - Culture - Sports
Pour un montant de 2.385.627.144 FCFA, ce service représente 7,86% du budget d’investissement.
Les dépenses les plus significatives du service ‘établissement comme suit :
Les autres secteurs du budget d’investissement concernent les études pour un montant de 1.364.786.000 FCFA et les remboursements d’emprunts pour un montant 2.500.000.000 FCFA.
Telle est, Mesdames, Messieurs les conseillers, l’économie du présent projet de budget soumis à votre examen.
Khalifa Ababacar SALL
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